Du côté de l’agriculture, certaines données disponibles indiquent que les parties habitées restent moins importantes que celles recouvertes par les fermes et les carrières ! Pourtant, le territoire est dans une dépendance alimentaire criante vis-à-vis de Kinshasa.
Les ayants droit fonciers ont cédé de vastes étendues de terre à des personnes qui ne les exploitent pas et qui ne se montrent pas non plus disposées à les céder, même à temps partiel, pour une exploitation agricole.
Pourtant, les terres de Kasangulu pourraient créer des millionnaires grâce à leur proximité avec Kinshasa, grand centre de consommation.
Le secteur de la santé, l’hôpital général de référence de Masa, est confronté à des difficultés d’ordre infrastructurel, y compris en termes d’accessibilité, bien qu’il reçoive des patients venant même de Kinshasa.
Du côté des infrastructures, l’hôpital fonctionne dans une promiscuité indigne, avec des services confinés. L’espoir suscité par le programme de développement local des 145 territoires traîne à se concrétiser et reste encore dans les rêves.
Bien avant ce programme, le gouvernement provincial du Kongo Central avait consenti un crédit qui a permis d’amorcer les travaux d’un bâtiment. À l’époque, le ministre provincial des Infrastructures et Travaux publics était un fils du territoire, mais jusqu’à ce jour, les travaux de construction du bâtiment commencé n’atteignent même pas 5%.
L’accessibilité à l’hôpital est aussi un casse-tête pour les cas d’urgence. Quelques fils du terroir ont fait de nombreuses promesses dans un sens ou dans l’autre pour un soulagement, mais elles sont restées des actions « à dormir debout ».
Voilà ce qui pousse la société civile locale à lancer l’alerte, en prévision des prochaines échéances électorales, moment où l’on s’accroche pour duper une population considérée comme éternellement naïve.




