L’image se veut forte. Sourires, accolades et poignées de main appuyées ont marqué l’arrivée de Félix Tshisekedi sur le perron de l’Élysée. Mais derrière le protocole, la réalité du terrain dans le Nord et le Sud-Kivu a dominé les échanges.
Pour Paris, l’heure est à la désescalade : Emmanuel Macron a martelé que tous les efforts doivent désormais converger vers un « cessez-le-feu effectif, durable et vérifiable ».
Alors que la situation reste volatile, la France semble vouloir clarifier sa position. Évoquant le retrait récent de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira, un mouvement salué par le Quai d’Orsay quarante-huit heures plus tôt, le président français a rappelé son attachement indéfectible à l’intégrité territoriale de la RDC.
Paris ne s’est pas limité aux intentions. Selon des sources diplomatiques, la France exige non seulement le retrait des rebelles des zones occupées illégalement, mais demande aussi explicitement aux Forces rwandaises de défense (RDF) de quitter le sol congolais.
Le dossier humanitaire, qualifié de critique, a également occupé une place centrale. Les deux dirigeants ont exprimé leurs préoccupations face à la fermeture prolongée de l’aéroport de Goma, un verrou qui asphyxie l’acheminement de l’aide internationale.
Cette rencontre intervient alors que le Secrétaire général adjoint de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, est attendu prochainement dans le chef-lieu du Nord-Kivu pour évaluer les opérations de maintien de la paix.




