Ils sont sans électricité depuis 11 jours pour les uns et 3 semaines pour les autres, suite à la panne intervenue à la cabine électrique Nkandu 2. Pour manifester leur indignation, les habitants de l’agglomération de Nkandu, une entité à forte concentration de population en pleine progression, ont décidé de descendre dans la rue. À ce jour, elle compte 11 quartiers pour lesquels l’électricité est un élément essentiel à la survie du plus grand nombre.
Confrontés à des pannes à répétition provoquant des pertes considérables chez les « débrouillards » du secteur des vivres frais, les résidents subissent également une insécurité qui semble déborder de l’ancienne cité de Kintanu vers Nkandu. Ces éléments, entre autres, ont poussé la population à manifester après avoir pourtant saisi l’autorité compétente.
Lors d’une marche pacifique longeant la boucle d’Inkisi, c’est au niveau du triangle formant l’intersection avec la route nationale (RN1), lieu communément appelé « Capot Bleu », qu’ils ont rencontré un dispositif sécuritaire composé d’éléments de la police et des FARDC armés. Face à eux, une population qui ne perturbait pas la circulation et ne portait que des rameaux et des écriteaux pour exprimer son inquiétude.
La réaction a été marquée par la brutalité et des tirs, parfois provoqués par le comportement du commandant de la police présent sur les lieux. Une activité comme celle de ce vendredi 6 février méritait-elle de faire appel aux unités combattantes ? Cela traduit l’incapacité du commandement de la police du commissariat territorial de Madimba.
Parmi les manifestants, certains ont perdu des téléphones qui se retrouvent désormais entre les mains du commandant du commissariat. Ce dernier est celui qui a provoqué l’échauffement des esprits ; n’eût été la sagesse et le professionnalisme du commandant second chargé des opérations, le pire serait à déplorer à Inkisi ce jour. Ici, on ne cesse de dénoncer l’attitude du commandant en poste, coutumier des altercations avec la population. Si son maintien se prolonge, des dégâts irréparables sont à craindre.




