L’événement a provoqué une mobilisation rarement observée à Mbanza-Ngungu. En ce dimanche, après les cultes et messes dans les différentes paroisses et communautés religieuses, la population a convergé massivement vers le lieu de rassemblement, transformé pour l’occasion en espace populaire d’expression.
Forces politiques, cadres et militants des partis, étudiants de l’Université Kongo et d’autres établissements supérieurs, élèves, professeurs, opérateurs économiques, commerçants, jeunes entrepreneurs, responsables d’associations féminines, femmes commerçantes, mouvements de jeunesse… tous ont tenu à marquer leur présence.
Plusieurs commerces de la ville ont tourné au ralenti, certains n’ayant presque pas ouvert leurs portes, tant l’attention était focalisée sur l’arrivée de la Cheffe du Gouvernement.
Devant cette foule compacte, Judith Suminwa a tenu à saluer cette mobilisation spontanée et à rappeler le sens de sa visite.
« Je suis contente de votre mobilisation pour m’accueillir au Kongo Central. Je suis venue réaliser ma promesse faite l’autre fois pour la pose de la première pierre lançant les travaux des cliniques universitaires de l’Université Kongo. Je tiens à remercier le comité de gestion de cette université pour cet ouvrage qui va permettre aux étudiants d’apprendre dans les meilleures conditions. Les engagements du Chef de l’État seront réalisés. Je mets la pression sur mon Gouvernement… », a-t-elle déclaré.
Avant d’ajouter : « Je sais qu’il y a beaucoup de problèmes à régler. Nous avons débuté les travaux de construction de la route de Nkamba, dite “Route de la passion”. »
Le complexe hospitalier, baptisé en son nom, constitue un hommage à son élévation au rang de première femme Premier Ministre de la République démocratique du Congo et première personnalité issue du Kongo Central à accéder à cette fonction.
Le projet porté par l’Université Kongo prévoit la construction d’une polycliniques d’une capacité de 3 000 lits, intégrant l’ensemble des services médicaux nécessaires afin de répondre aux besoins sanitaires de la population, tout en offrant un cadre optimal de formation et de recherche aux étudiants en médecine.
Le coût global des cliniques universitaires est estimé à 6,7 millions USD, auxquels s’ajoutent 2,5 millions USD pour l’acquisition des équipements médicaux. Les travaux du premier module devraient durer un an et six mois.
Au-delà de ces cliniques, l’Université envisage un vaste complexe médical dont la réalisation complète est projetée sur cinq ans, pour un montant estimé à 50 millions USD. Une e-collecte permettra de mobiliser 40 % des fonds, tandis que 60 % seront ouverts à l’investissement de volontaires appelés à devenir co-propriétaires du projet.
Si l’accueil populaire de ce dimanche a donné le ton, le moment décisif reste attendu ce lundi 23 février : la pose officielle de la première pierre des Cliniques universitaires de l’Université Kongo, à Kisantu.
Ce geste symbolique marquera le lancement effectif d’un projet structurant pour la formation médicale, la recherche scientifique et l’amélioration de l’offre de soins dans le Kongo Central et au-delà, qui s’aligne bien avec le quatrième pilier du Programme d’actions du Gouvernement qui promeut l’accès à des meilleures formations et aux soins de santé de qualité à travers le territoire national.




