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Kongo Central : Yves Nsongo Massa lutte pour la sauvegarde de la réserve de biosphère de Luki

Les forêts et les aires protégées sont une nécessité pour la survie de l’humanité. Elles constituent des réserves des gènes et assurent la protection à long terme de la diversité biologique. Elles assurent également des fonctions sur le plan de la science, de la recréation, du tourisme et surtout un besoin pour le maintien de […]

Les forêts et les aires protégées sont une nécessité pour la survie de l’humanité. Elles constituent des réserves des gènes et assurent la protection à long terme de la diversité biologique. Elles assurent également des fonctions sur le plan de la science, de la recréation, du tourisme et surtout un besoin pour le maintien de l’équilibre biophysique et climatique.

En République Démocratique du Congo, il se dégage un constat alarmant sur la réserve de biosphère de Luki, dernier refuge de la forêt du Mayombe dans la province du Kongo Central. Cet écosystème unique du pays préservé pendant près de 60 ans de conservation est menacé.

En effet, le 21 mars de chaque année, le monde célèbre la journée internationale des forêts. C’est dans ce cadre que le Ministère Provincial de l’Environnement, Forêts et Conservation de la Nature du Kongo Central chapeauté par Yves Nsongo Massa, organise un panel de 2 jours, soit du 21 au 22 mars prochain, sous le thème : “Sauvons la réserve de Biosphère de Luki”.

L’objectif du panel est de réfléchir sur les mesures sécuritaires efficaces à mettre en place afin de protéger et conserver la réserve de biosphère de Luki.

« La réserve de biosphère de Luki connaît des sérieux problèmes. Si rien n’est fait dans le sens de la conservation, la zone centrale sera entamée et nous risquons de perdre ces espèces rares qui sont totalement protégées », a souligné Yves Nsongo Massa.

Le Ministre de l’Environnement a souligné la nécessité de la sauvegarde de la réserve de biosphère de Luki qui est parmi les aires protégées d’intérêt majeur d’une part et d’autre part faisant partie des sites critiques du domaine des forêts denses.

« La réserve de Luki présente un potentiel scientifique et touristique intéressant. Selon le dernier recensement, nous pouvons retrouver 15.000 échantillons des plantes réparties en 146 familles et 1.530 espèces, nous avons des bois, les rochers, les fruits, les graines, les insectes, les mammifères, oiseaux et reptiles », poursuit-il.

Il est à noter que la réserve de biosphère de Luki située à 140 km de la ville de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central, se dégrade au fur et à mesure et cela, perdant ainsi sa grande diversité de la faune et la flore. Avec une superficie d’environ 33.000 Hectares, la réserve couvre trois zones : zone tampon (6.430 Ha), zone transition (18.523 Ha) et la zone centrale (8.858 Ha).

« A l’heure actuelle, la réserve de biosphère de Luki a enregistré plus de 30% de perte de couverture forestière selon les rapports de plusieurs structures de la société civile. Si rien n’est fait dans 5 ans cette réserve disparaitra », martèle le Ministre.

Ce panel de deux jours mettra autour d’une table les partenaires soucieux de la conservation de l’environnement pour une mise en place des nouvelles stratégies, des actions immédiates pour stopper les intenses activités dévastatrices qui, menacent l’écosystème congolais.

Au final, le gouvernement provincial à travers son Ministère de l’Environnement s’attend à la sécurité de la réserve renforcée, de la réapparition des espèces disparues, la restauration des écosystèmes et enfin de proposer une alternative aux activités forestières dans la réserve.

Reagan Nsiese

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