Radio

Matadi : première commémoration de la disparition de Né Muanda Nsemi

La ville de Matadi, chef-lieu du Kongo Central, a accueilli ce vendredi 18 octobre 2024 la cérémonie commémorative marquant le premier anniversaire de la disparition de Zacharie Badiengila connu sous le nom de Né Muanda Nsemi, fondateur et chef spirituel de l’église Bundu Dia Kongo et autorité morale du parti politique Bundu Dia Mayala. Réunis […]

La ville de Matadi, chef-lieu du Kongo Central, a accueilli ce vendredi 18 octobre 2024 la cérémonie commémorative marquant le premier anniversaire de la disparition de Zacharie Badiengila connu sous le nom de Né Muanda Nsemi, fondateur et chef spirituel de l’église Bundu Dia Kongo et autorité morale du parti politique Bundu Dia Mayala.

Réunis dans une ambiance festive dans la salle Nsona à Matadi, les adeptes de BDM, vêtus des couleurs tricolores, brandissant des emblèmes symbolisant la joie, ont pris part à cette cérémonie riche en émotions. L’événement a vu la participation de son épouse, Yaya Sekimina, de ses enfants, de sa famille biologique, des autorités provinciales et quelques députés.

Mfumu Ndombe, chef de l’église à Matadi, a prononcé un discours soulignant les véritables valeurs que véhicule la religion noire des génies et l’importance du respect envers les envoyés de chaque race. Il a également évoqué les contributions significatives du grand esprit Né Muanda Nsemi dans le cheminement spirituel des Kongo et à son apport scientifique pour la publication de plus de 450 brochures sur la science et 4 680 dépliants destinés à fortifier l’identité des Kongo.

Lors de cette manifestation, le gouverneur du Kongo Central a été représenté par son conseiller politique, Me Hyppolite Vasika Mbele qui a salué les efforts déployés par le chef de l’État en faveur de ‘‘Nkaka’’, tant durant sa vie que lors des funérailles. Pour lui, ce type d’initiative contribue à ancrer dans la mémoire collective le nom glorieux de Muanda Nsemi avant d’exhorter les adeptes du BDK à vivre dans l’unité et la solidarité, renforçant ainsi les valeurs fondamentales prônées par leur leader spirituel.

« La date du 18 octobre est une journée de tristesse », souligne Atou Matubuana, député provincial et gouverneur honoraire. Il a partagé ses souvenirs du moment où il a appris la disparition de Muanda Nsemi à Kinshasa. Dans son discours, il a exhorté les participants à faire appel à l’esprit de ce grand homme spirituel et à prier pour que les ancêtres veillent sur la nation congolaise afin de lui apporter direction et victoire.

Au nom de la famille, Mpolo Nsemi, fille de Né Muanda Nsemi, a rappelé la mission laissée par leur père celle de pérenniser et protéger la langue kikongo, un patrimoine culturel essentiel qui a eu une influence positive sur la politique de la RDC et sur la religion noire.

« Cela fait déjà un an depuis sa disparition, et sa mort a laissé un vide irremplaçable dans nos cœurs. Nous espérons que cet adage des sages, les grands hommes ne disparaissent jamais car ils sont immortalisés par leurs œuvres, soit vrai. Ces assises témoignent de la valeur que nous accordons à sa personne », a-t-elle déclaré.

Rappelons que Né Muanda Nsemi, figure emblématique de l’histoire politique et religieuse, s’est éteint le 18 octobre 2023 à Kinshasa à l’âge de 77 ans. Fondateur des Bundu dia Kongo (BDK) en 1969, il a d’abord créé un mouvement culturel et spirituel qui est devenu officiellement un parti politique en 1986. Né à Luozi en 1946 sous le nom de Zacharie Badiengila, il a choisi le titre de Ne Muanda Nsemi, signifiant « l’Esprit créateur » en kikongo, une langue qu’il a ardemment défendue. Son héritage perdure à travers ses contributions à la culture et à la spiritualité Kongo, inspirant ainsi de nombreuses générations à venir.

Fabrice Manzambi

Articles similaires

La Regideso Inkisi met la vie des enfants en danger

Pourtant, son cri de marketing est « L'eau, c'est la vie ». Pendant ce temps, 485 élèves du secondaire et 558 du primaire sont exposés à diverses maladies au Lycée Mgr Verwimp, une école officielle conventionnée catholique du diocèse de Kisantu, par manque d'eau.

Kinzau-Mvuete : justice populaire, un présumé voleur lynché au quartier Lutete

Dans un contexte d'insécurité marqué par la recrudescence du phénomène Kuluna et du banditisme à Kinzau-Mvuete, un présumé voleur a été battu à mort par la population avant de succomber au centre de santé de référence où il avait été admis en urgence.

Kongo Central : lancement de l’identification des enseignants et apprenants pour fiabiliser les données éducatives

Dans le but de renforcer la sécurité et la fiabilité des données statistiques dans le secteur de l’enseignement au Kongo Central, Jean-Jacques Tuba Bozi, ministre provincial en charge de l’Éducation, a procédé, ce mardi 13 janvier, au lancement de la première phase de l’identification des enseignants et des apprenants.

Muanda : sécurité et bon fonctionnement des services de l’État au cœur d’une réunion sectorielle présidée par le chef de secteur de Boma Bungu

Une réunion de travail s'est tenue le mardi 13 janvier 2026 à l'hôtel Carrefour Familial, situé au Km 8, sous la présidence du chef de secteur de Boma Bungu, Maître Édouard Nzuiki Luzolo. Cette rencontre a réuni les chefs d'agglomération, les chefs de cellule ainsi que les responsables des différents services de l'État œuvrant dans le secteur de Boma Bungu.

Boma : la mise en demeure pour la “démolition volontaire” des constructions anarchiques sur le boulevard JKK expire ce 15 janvier

La mise en demeure adressée aux occupants ayant érigé de manière anarchique des hangars, kiosques et autres constructions sur l’emprise de l’État, le long du boulevard Joseph Kabila Kabange (JKK) à Boma, touche à sa fin. Les concernés, situés à partir du pont-ville, ont jusqu'au milieu de ce mois de janvier pour procéder à la démolition volontaire de leurs installations respectives.

Boma : cri de détresse à la cellule Niongo Nsuami face à la pénurie d’eau et à l’insécurité

Les habitants de la cellule Niongo Nsuami, située dans le quartier Tsikapa, commune de Kalamu, à Boma, traversent une période critique. Entre pénurie d’eau potable, coupures d’électricité prolongées et le risque d'une insécurité, la population appelle les autorités de la province du Kongo Central à agir de toute urgence.