Radio

Conflit entre ayants droit coutumiers et la CIMKO à Songololo : Grace Bilolo réunit les deux parties pour une issue apaisée

Après les tensions qui ont régné la semaine dernière à la Cimenterie Kongo (CIMKO), située dans le village de Minkelo, territoire de Songololo, le gouverneur du Kongo Central a réuni les deux parties pour trouver une issue à cette crise. Cette rencontre s’est tenue ce lundi 17 février à Matadi, chef-lieu de la province, sous […]

Après les tensions qui ont régné la semaine dernière à la Cimenterie Kongo (CIMKO), située dans le village de Minkelo, territoire de Songololo, le gouverneur du Kongo Central a réuni les deux parties pour trouver une issue à cette crise. Cette rencontre s’est tenue ce lundi 17 février à Matadi, chef-lieu de la province, sous l’initiative de l’autorité provinciale.

1000379983

En véritable médiateur, Grace Nkuanga Mansuangi Bilolo, gouverneur du Kongo Central, a souhaité échanger avec toutes les parties prenantes au conflit opposant la Cimenterie Kongo (CIMKO) et les ayants droit coutumiers du territoire de Songololo. L’objectif était d’écouter chaque partie afin de parvenir à une solution favorable à la paix sociale dans cette partie de la province.

Lors de cette réunion, l’administrateur adjoint du territoire de Songololo, qui accompagnait les parties concernées, a exposé les problèmes affectant l’usine de production de ciment gris ainsi que les revendications des propriétaires fonciers des villages environnants.

« Il y a eu quelques différends qui devaient normalement être résolus au sein de CIMKO (Nyumba Ya Akiba). Vous le voyez ici, il y a la notabilité et les ayants droit qui nous ont accompagnés pour discuter de leurs préoccupations. Il s’agissait principalement de certaines revendications des ayants droit qui résident autour de l’usine et qui ont des attentes légitimes vis-à-vis de la société. C’est pour cela que nous avons répondu à l’invitation du gouverneur, qui suit attentivement les problèmes survenant dans les différents territoires, en l’occurrence ici à Songololo », a déclaré Jean Roger Mbuyi, administrateur adjoint du territoire de Songololo.

Le chef de la délégation de CIMKO et le représentant des ayants droit coutumiers ont également apporté des éclaircissements à l’opinion publique.

« Il y a eu un problème de communication et un changement de génération. Les jeunes arrivent avec de nouvelles attentes, parfois sans être informés des accords conclus par leurs aïeux. Mais c’est ainsi dans une société humaine. Nous allons poursuivre le dialogue et continuer à vulgariser ce que nous avons déjà entrepris avec la communauté », a expliqué Bongwele Onoanga, chef de la délégation de CIMKO.

À titre de rappel, le vendredi 14 février, un mouvement de protestation avait éclaté dans les installations de CIMKO. Les ayants droit fonciers des villages Minkelo, Nkondokuema, Mbemba Nkonda et des localités voisines avaient investi le bâtiment administratif de l’usine pour dénoncer le non-respect des accords signés entre l’entreprise et les propriétaires fonciers ayant cédé leurs terres pour l’implantation de la cimenterie.

A lire | Songololo : tensions entre les ayants droit fonciers et la Cimenterie Kongo

Suite à la montée des tensions, la direction de production de la CIMKO avait temporairement suspendu les activités de l’usine en attendant de nouvelles négociations avec les représentants des ayants droit. Après quelques heures, la production avait repris normalement.

Ces réunions entre les parties concernées visent à trouver un terrain d’entente pour éviter une aggravation de la situation. Avec la médiation du gouverneur Grace Bilolo, un engagement a été pris par CIMKO pour respecter ses accords, garantissant ainsi un apaisement des tensions avec les populations locales.

Reagan Nsiese

Articles similaires

Luozi : Néfertiti Ngudianza intensifie son soutien à l’éducation et rend hommage à Ne Muanda Nsemi

La sénatrice Néfertiti Ngudianza Bayokisa Kisula, présidente du parti Congolais Acquis au Progrès (CAP) et de la Fondation Ngudianza, s'est rendue dans le territoire de Luozi profond du 28 au 30 août 2025. Elle était accompagnée de membres de sa fondation, du parti CAP et de Junior Mabaro, membre influent du CAP.

Insécurité à Boma : la suspension des chefs de police confirme la proposition de Me Clinton Bamana

Trois mois avant la suspension de hauts responsables de la police à Boma, la Fondation Clinton Bamana avait déjà tiré la sonnette d’alarme. En mai 2025, face à la montée inquiétante de l’insécurité, la fondation avait mis en lumière de possibles complicités au sein des services de sécurité. L’analyse de Me Clinton Bamana, président de fondation, trouve aujourd’hui une confirmation nette dans la décision prise par le gouverneur de province.

L’administrateur du territoire de Kasangulu allergique à l’environnement ?

L’administrateur du territoire de Kasangulu est critiqué pour son inaction face au déboisement d'un espace vert derrière son bureau. Les arbres sont coupés pour alimenter les fours des boulangers et des briqueteries, un acte qui soulève des questions sur son engagement et sa capacité à protéger l'environnement et les biens publics.

Au-delà de la répression, la nécessité d’une justice pour Boma qui doit se reconstruire (Édito)

Si les mesures sécuritaires prises après les violences du 28 août à Boma étaient nécessaires, elles demeurent insuffisantes. À travers cette analyse, la rédaction appelle les autorités à privilégier l’écoute, la transparence et la réconciliation afin de restaurer la confiance entre la population et l’État et d’ouvrir la voie à une paix durable.

Des hauts responsables de la police rappelés à Matadi après les violences meurtrières à Boma

Un conseil de sécurité d'urgence s'est tenu ce jeudi 26 août 2025 à la mairie de Boma, après les violences qui ont plongé la ville portuaire dans le chaos en début de journée. Présidée par le ministre provincial de l'Intérieur du Kongo Central, la réunion a conduit à des décisions fortes, dont le rappel à Matadi de plusieurs hauts responsables de la police.

Boma : climat tendu ce matin, des tirs entendus dans plusieurs quartiers de la ville

La ville de Boma s’est réveillée sous haute tension ce jeudi. Des tirs à balles réelles ont été entendus dans plusieurs quartiers.