Alors que la protection de l’environnement est une priorité mondiale, une situation pour le moins insolite se déroule à Kasangulu, l’un des territoires du Kongo Central. L’administrateur du territoire est pointé du doigt pour son inaction face à la destruction d’un mini-bosquet qui embellissait et rafraîchissait le bâtiment administratif.
Ce petit espace vert, autrefois un lieu de fraîcheur, est en train d’être entièrement déboisé. Les arbres sont coupés pour alimenter les boulangers et les fabricants de briques cuites. Ce qui paraît impensable et anachronique dans le contexte actuel de lutte contre le changement climatique est pourtant une triste réalité.
Bien que l’administrateur du territoire puisse nier toute responsabilité directe, la destruction se déroule sous ses yeux. Les faits d’une telle gravité se passent juste derrière son bureau, où il passe la majeure partie de sa journée. Cette inaction soulève de sérieuses questions sur son engagement et sa conscience des enjeux environnementaux.
Il est légitime de se demander si un administrateur indifférent à un sujet d’actualité mondiale comme la préservation de l’environnement peut être digne de confiance pour protéger le mobilier, et a fortiori les archives de l’administration.