Matadi: des familles passent des nuits blanches par peur de l’insécurité

Photo d’illustration d’une maison attaquée le 23 décembre 2021 au quartier Dibua Nsakala dans la commune de Nzanza.

A Matadi, un réseau des jeunes bandits sillonnent la ville avec des armes blanches généralement des machettes à des heures très tardives. Ils se sont surnommés : Union Sacré. Un regroupement de plusieurs réseaux de bandits qui sèment la terreur au sein de la population.

Ces jeunes dont la plupart âgés de moins de 30 ans entrent dans des maisons et pillent presque tout. Le groupe est composé d’une vingtaine voire une trentaine, selon plusieurs témoignages des victimes, et marchent en fil indien.

Dans la nuit de mercredi 2 au jeudi 3 mars, c’est le ménage d’un cambiste qui a été pris pour cible. Ce changeur des monnaies habitait le quartier Ville-Basse vers le terrain Damar, non loin de l’école « Le bon pasteur » dans la commune de Matadi.

Des témoins renseignent que les bandits sont entrés par effraction en cassant la porte à l’aide d’une grosse pierre, difficile qu’une seule personne la transporte. Ils ont vidés tous les biens de la maison et ont demandé de l’argent. N’ayant pas été satisfait par l’opération car le changeur n’avait pas l’argent sur place, ils l’ont blessé par machette. La victime est admis aux soins dans un hôpital de la place.

Il est temps que les services compétents de la province mettent la main dans la patte pour radier l’insécurité grandissante qui ne cesse de battre son temps dans des grandes villes de la province et plus particulièrement à Matadi.

Une plainte contre l’inconnue a été déposée par la famille au commissariat urbain de la police de Matadi.

Reagan Nsiese

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