Radio

RDC : le pays commémore le 53e anniversaire de la mort de Joseph Kasa-Vubu ce 24 mars

Une journée commémorative en République Démocratique du Congo en marge du 53e anniversaire du décès du 1er Président du pays, Joseph Kasa-Vubu. Décédé à Boma à l’âge de 52 ans, Joseph Kasa-Vubu fut, pour certains, le plus “pur” des nationalistes et un modele de la gestion de la chose publique. Une grande cérémonie est prévue […]

Une journée commémorative en République Démocratique du Congo en marge du 53e anniversaire du décès du 1er Président du pays, Joseph Kasa-Vubu. Décédé à Boma à l’âge de 52 ans, Joseph Kasa-Vubu fut, pour certains, le plus “pur” des nationalistes et un modele de la gestion de la chose publique. Une grande cérémonie est prévue ce 24 mars 2022 dans son mausolée à Singini dans le territoire de Tshela, province du Kongo-Central où prendront part plusieurs autorités du pays.

Joseph Kasa-Vubu fut un homme d’Etat très timide et irréprochable dans sa gestion. Né à Dizi en 1917 dans le Mayombe au Kongo-Central, Joseph Kasa-Vubu a forgé son éducation au contact de la foi catholique par le biais du Grand séminaire de Kabwe-lez-Luluabourg. Il avait fait ses humanités chez les pères de Scheut. Séminariste, il avait été instituteur avant de devenir commis du gouvernement et père de famille nombreuse. Kasavubu et Lumumba s’étaient rencontrés vers 1958, mais en dehors de leur nationalisme ils n’avaient rien de commun. Kasavubu était calme et lent, oriental dans son comportement et sans aucune ambition personnelle.

Homme soucieux d’honnêteté et de transparence, il nourrissait d’autres ambitions que celles de la prêtrise, ce qui lui attira de sérieuses difficultés avec ses supérieurs hiérarchiques. Un jour, le père spirituel du Grand séminaire le pria de faire sa valise et de regagner son village natal.

Écartelé entre son statut d’enseignant colonial et celui de comptable au service des finances du gouvernement colonial à Léopoldville, il finira par trouver sa propre voie en pleine dynamique de décolonisation africaine.

Sous sa casquette de président de l’Association de Bakongo (Abako), Joseph Kasa- Vubu et les siens furent les premiers à exiger l’indépendance immédiate et sans condition du Congo en réaction au plan Van Bilsen qui proposait 30 ans de préparation de l’élite congolaise avant que ne soit envisagée une telle perspective. Il fut le premier bourgmestre noir de la commune de Dendale (Kasa-Vubu) à la suite des premières élections municipales de 1958.

Le rassemblement politique manqué de l’Abako, le 4 janvier 1959, a vite tourné à l’émeute sur fond d’attaque des intérêts belges à Léopoldville. Les négociations avec les forces politiques locales qui s’en sont suivies débouchèrent sur la table ronde de Bruxelles.

A l’accession du pays à la souveraineté nationale le 30 juin 1960, Joseph Kasa-Vubu sera élu largement premier Président de la jeune République du Congo par le premier Parlement congolais et déclare ce qui suit : « Nous ne devons pas oublier que c’est à nous désormais à prendre le relais et à rassembler les matériaux de notre unité nationale, à construire notre nation dans l’union et dans la solidarité ».

Il va diriger le pays dans un contexte de crises politiques, rébellions et tentatives de sécession et fut évincé́ du pouvoir par le coup d’État militaire de Joseph Mobutu en novembre 1965. Tout au long de son mandat, il a brillé par la bonne gouvernance, exhortant la classe dirigeante de gérer les biens publics.

Après avoir été évincé par le coup d’État militaire de Joseph Mobutu en novembre 1965, Joseph Kasa-Vubu est astreint à résidence par ce dernier et meurt de manque criant de soins, ce 24 mars 1969, dans sa résidence surveillée de Kisundi, à Boma.

Reagan Nsiese

Articles similaires

Fabrice Goyo Sengo Sengo Kaniki dénonce l’indiscipline policière après la mort de deux adeptes du BDK à Kinshasa

Le climat est à l’indignation au sein du mouvement Bundu Dia Kongo (BDK) et de son aile politique, Bundu Dia Mayala (BDM). Suite au décès de deux adeptes survenu le 4 janvier dernier à Kinshasa, Fabrice Goyo Sengo Sengo Kaniki, cadre influent du mouvement, est monté au créneau pour exiger justice et appeler les membres au calme.

CAN 2025 : cruelle élimination pour les Léopards de la RDC face à l’Algérie

Le rêve s’arrête en huitièmes de finale pour la République Démocratique du Congo. Au terme d’un match héroïque, mais marqué par un manque de réalisme, les hommes de Sébastien Desabre ont été éliminés par l’Algérie (1-0) après prolongations au stade Moulay Hassan.

L’ambassadrice de Belgique en RDC entame une visite de travail d’une semaine au Kongo Central

L’ambassadrice du Royaume de Belgique en République démocratique du Congo, Roxane de Bilderling, est arrivée ce mardi 6 janvier à Matadi, dans le Kongo-Central, pour une visite de travail d’une semaine.

À Kinshasa : la célébration de la journée du 4 janvier par le BDM/BDK se termine par une tragédie

Des délégations venues du Kongo Central et du Cabinda (Angola) se sont retrouvées sur le terrain situé au quartier 3 de la commune de Ndjili, à Kinshasa, pour commémorer la Journée du 4 janvier dédiée aux martyrs de l’indépendance. La journée s’est mal terminée après une incompréhension entre les adeptes et un policier.

Kisantu : « un peuple sans mémoire est destiné à la disparition », prévient Mgr Jean-Crispin Kimbeni lors de la messe pour la paix et le développement en mémoire des Martyrs de l’indépendance

À l’occasion de la commémoration des Martyrs de l’indépendance, célébrée chaque 4 janvier, la cathédrale Notre-Dame des Sept Douleurs de Kisantu a servi de cadre ce samedi 3 janvier à une célébration eucharistique de haute portée historique. Dans son homélie, l’Évêque du diocèse de Kisantu, Monseigneur Jean-Crispin Kimbeni Ki Kanda, a lancé un appel à la conscience collective, plaçant la terre du Kongo Central au cœur de l’identité et du développement de la nation.

Une messe pour la paix et la mémoire des Martyrs de l’indépendance réunit le gotha du Kongo Central dans la cathédrale Notre-Dame des Sept Douleurs de Kisantu

À l’occasion de la commémoration des Martyrs de l’indépendance, le diocèse de Kisantu vibre, ce samedi 03 janvier, au rythme d’une célébration eucharistique placée sous le signe de la paix et du développement. Entre recueillement et devoir de mémoire, les autorités provinciales et les fidèles rendent hommage à ceux qui ont versé leur sang pour la souveraineté nationale, particulièrement les fils et filles de la Lukaya.