Lors d’un point de presse tenu à Kinshasa, le ministre a clarifié le fonctionnement du financement des clubs de football en RDC. Selon lui, les fonds engagés par le ministère des Sports sont directement gérés par le ministère des Finances, sans transiter par son propre département.
« J’ai été choqué de voir qu’il puisse sortir de telles inepties. Je pense que cela répond peut-être à des raisons inavouées, mais sûrement politiques, et qu’il est instrumentalisé. Quand un club introduit une demande de financement, quel est le rôle du ministère des Sports ? J’engage la dépense, mais je ne liquide pas et je ne paie pas. Ce n’est pas mon ministère qui détient ces fonds. C’est le ministère des Finances qui effectue le paiement directement sur le compte du club », a expliqué Didier Budimbu.
Il a également rappelé que le TP Mazembe a bénéficié d’un soutien financier conséquent de la part de l’État, tout en regrettant que le club ne rende pas systématiquement compte de l’utilisation des fonds reçus.
« En 2021, le Tout Puissant Mazembe a été le seul club congolais à recevoir plus de 4 millions de dollars en une seule tranche de la part du Trésor public. En décembre dernier, nous avons également pris en charge leur déplacement en Mauritanie à hauteur de 145 000 dollars », a-t-il précisé.
Le ministre s’interroge ainsi sur les motivations réelles des critiques formulées par Frédéric Kitengie, qu’il considère comme une tentative de politisation d’une question purement administrative et financière. Il reproche également au TP Mazembe de ne pas toujours suivre les procédures nécessaires pour débloquer les paiements et de mettre injustement en cause son ministère.
Didier Budimbu insiste sur le fait que les accusations portées contre lui ne reposent sur aucun fondement et met au défi Frédéric Kitenge d’en apporter la preuve.
Par cette sortie médiatique, le ministre des Sports entend rétablir la vérité et défendre la transparence des financements alloués aux clubs congolais, tout en dénonçant ce qu’il considère comme une instrumentalisation politique de la situation.