Radio

Kongo Central : suspension de l’installation des compteurs prépayés de la SNEL à Kimpese

L’installation des compteurs prépayés par la Société Nationale d’Électricité (SNEL) à Kimpese, dans le territoire de Songololo, a suscité un fort mécontentement au sein de la population.

Le gouverneur de province, Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, a convoqué une réunion du comité provincial de sécurité ce samedi 22 mars à Matadi pour aborder cette épineuse question à l’origine des tensions dans la cité de Kimpese. Après consultation des différentes parties prenantes, il a été décidé de suspendre l’opération jusqu’à nouvel ordre.

Ladite réunion a réuni plusieurs acteurs clés, notamment le directeur provincial de la SNEL, une délégation de quinze représentants des organisations communautaires de Kimpese et de l’administrateur du territoire de Songololo.

L’objectif principal était de prévenir d’éventuelles tensions, alors que des habitants de Kimpese envisageaient une marche de protestation contre ce projet de mise en place des nouveaux compteurs prépayés.

Après avoir entendu toutes les parties, le gouverneur a décidé de créer une commission d’étude chargée d’analyser la situation. Cette commission se réunira le 2 avril prochain, et en attendant ses conclusions, la SNEL a reçu l’ordre de suspendre immédiatement l’installation des compteurs.

À l’issue de la réunion, Édouard Samba, ministre provincial de l’Intérieur par intérim, a expliqué la démarche du gouvernement. « Il était question d’anticiper certaines mesures face à la marche de protestation annoncée à Kimpese. La population manifeste son refus des compteurs prépayés, et le gouvernement provincial a jugé nécessaire d’intervenir pour éviter toute tension. »

De son côté, un représentant de la délégation de Kimpese a salué la décision et appelé la population au calme. « Nous devons éviter les actions qui pourraient nous nuire davantage. Je vous exhorte à vaquer à vos occupations les 30 et 31 mars et à ne pas participer à toute manifestation prévue. »

Signalons qu’avec cette suspension, le gouvernement provincial espère désamorcer la crise et trouver un compromis satisfaisant à la fois pour la population et pour la SNEL.

Fabrice Manzambi

Articles similaires

Songololo : un mort dans un accident vers “Six virages”, à l’entrée de Matadi

Un camion-remorque a fait une chute dans un ravin aux « Six virages » à l’entrée de Matadi dans le territoire de Songololo. Un bilan d'au moins un mort et d’importants dégâts matériels.

À Seke-Banza, Devos Kitoko dévoile le contexte du dialogue politique

En prélude au dialogue politique en République Démocratique du Congo, Devos Kitoko Mulenda, secrétaire général du parti politique Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (Ecidé), a animé une matinée politique le samedi 30 aoûts à Seke-Banza, au Kongo Central.

Luozi : Néfertiti Ngudianza intensifie son soutien à l’éducation et rend hommage à Ne Muanda Nsemi

La sénatrice Néfertiti Ngudianza Bayokisa Kisula, présidente du parti Congolais Acquis au Progrès (CAP) et de la Fondation Ngudianza, s'est rendue dans le territoire de Luozi profond du 28 au 30 août 2025. Elle était accompagnée de membres de sa fondation, du parti CAP et de Junior Mabaro, membre influent du CAP.

Insécurité à Boma : la suspension des chefs de police confirme la proposition de Me Clinton Bamana

Trois mois avant la suspension de hauts responsables de la police à Boma, la Fondation Clinton Bamana avait déjà tiré la sonnette d’alarme. En mai 2025, face à la montée inquiétante de l’insécurité, la fondation avait mis en lumière de possibles complicités au sein des services de sécurité. L’analyse de Me Clinton Bamana, président de fondation, trouve aujourd’hui une confirmation nette dans la décision prise par le gouverneur de province.

L’administrateur du territoire de Kasangulu allergique à l’environnement ?

L’administrateur du territoire de Kasangulu est critiqué pour son inaction face au déboisement d'un espace vert derrière son bureau. Les arbres sont coupés pour alimenter les fours des boulangers et des briqueteries, un acte qui soulève des questions sur son engagement et sa capacité à protéger l'environnement et les biens publics.

Au-delà de la répression, la nécessité d’une justice pour Boma qui doit se reconstruire (Édito)

Si les mesures sécuritaires prises après les violences du 28 août à Boma étaient nécessaires, elles demeurent insuffisantes. À travers cette analyse, la rédaction appelle les autorités à privilégier l’écoute, la transparence et la réconciliation afin de restaurer la confiance entre la population et l’État et d’ouvrir la voie à une paix durable.